
Le président américain Donald Trump a ordonné, mercredi, le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales, dont près de la moitié sont affiliées aux Nations unies. Cette décision, présentée comme une défense des "intérêts américains", marque une nouvelle étape dans son désengagement multilatéral.
Parmi les entités visées figure la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), traité fondamental adopté en 1992 qui sert de base à tous les accords climatiques internationaux, dont l’accord de Paris. Les États-Unis quittent également le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), l’instance scientifique de référence sur le climat, ainsi que plusieurs autres organismes liés à l’environnement et au développement, tels que l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) ou le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP).
Cette annonce constitue un nouveau signal fort de l’hostilité de l’administration Trump envers la coopération climatique internationale. Dès son retour au pouvoir il y a un an, Donald Trump avait réitéré le retrait américain de l’accord de Paris, initié lors de son premier mandat. Cependant, le pays était resté membre de la CCNUCC, ce qui lui permettait de participer aux négociations climatiques. Ce retrait total rompt définitivement ce lien.
Des voix de la société civile, comme Rachel Cleetus de l’Union of Concerned Scientists, dénoncent une décision "autoritaire et anti-science" qui "sacrifie le bien-être de la population et déstabilise la coopération internationale".
Cette posture s’inscrit dans la doctrine "America First" et prolonge une série de retraits multilatéraux engagés depuis le début de l’année, dont ceux de l’UNESCO et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). L’administration Trump a parallèlement drastiquement réduit son aide au développement et ses contributions financières à de nombreuses agences onusiennes, telles que le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) ou le Programme alimentaire mondial (PAM), tout en critiquant régulièrement l’efficacité des Nations unies.
Par cette action, Donald Trump réaffirme sa vision d’un désengagement américain des cadres de gouvernance mondiale, en particulier sur les questions climatiques et environnementales, au profit d’une souveraineté nationale absolue.









