
Le chef de la junte nigérienne, le général Abdourahamane Tiani, a publiquement félicité la Russie pour son soutien militaire face à l’attaque de l’aéroport international de Niamey. Dans un discours virulent, il a désigné les présidents Emmanuel Macron (France), Patrice Talon (Bénin) et Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire) comme les « sponsors » des assaillants, qualifiés de « mercenaires ».
L’assaut, survenu dans la nuit de mercredi à jeudi, a duré une trentaine de minutes avant d’être repoussé par une « riposte aéroterrestre ». Le bilan officiel fait état de :
20 assaillants « neutralisés » (dont un Français selon les images diffusées)
11 arrestations
4 militaires blessés et des dégâts matériels, dont des aéronefs civils touchés.
Un site hautement stratégique
L’aéroport de Niamey est une zone sensible, abritant :
Une base aérienne militaire et un quartier général de la Force unifiée du Sahel (Niger, Mali, Burkina Faso).
Une importante cargaison d’uranium (environ 1 000 tonnes), au cœur d’un contentieux avec le groupe français Orano.
Une présence de militaires italiens dans le cadre d’une mission de soutien.
Contexte géopolitique tendu
Cet événement s’inscrit dans :
La rupture entre la junte et ses anciens partenaires occidentaux, notamment la France.
Le rapprochement avec la Russie.
Des accusations récurrentes de déstabilisation, niées par Paris et Cotonou.
Une menace jihadiste persistante (JNIM et EIS), bien qu’aucune revendication n’ait été formulée.








