
Un atelier régional de deux jours s’est ouvert ce mercredi à Dakar pour finaliser les négociations relatives à un accord sur la gestion conjointe du Bassin aquifère sénégalo-mauritanien (BASM). La cérémonie d’ouverture a été co-présidée par le ministre sénégalais de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, et l’ambassadeur de l’Union européenne au Sénégal, Jean-Marc Pisani.
Objectif : une adoption avant fin 2026
L’objectif principal de cette rencontre est de valider le projet d’accord révisé, qui a intégré les commentaires issus des consultations nationales menées dans les quatre pays concernés : la Gambie, la Guinée-Bissau, la Mauritanie et le Sénégal. L’ambition est de soumettre le texte finalisé aux autorités de ces États pour adoption formelle avant la prochaine Conférence des Nations unies sur l’eau, prévue en décembre 2026 à Abu Dhabi (Émirats arabes unis).
Un bassin stratégique d’importance régionale
Le Bassin aquifère sénégalo-mauritanien est une ressource souterraine majeure, s’étendant sur 331 450 km². Il s’agit de la plus grande réserve d’eau souterraine d’Afrique du Nord-Ouest. Sa répartition géographique couvre la totalité du territoire gambien, 84% du Sénégal, 41% de la Guinée-Bissau et 14% de la Mauritanie.
Un partenariat international de soutien
Cette étape cruciale de la coopération hydro-diplomatique ouest-africaine bénéficie du soutien financier et technique de l’Union européenne. Elle est également menée en collaboration avec plusieurs partenaires stratégiques, dont l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (OMVG), l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), la Banque mondiale et le Geneva Water Hub.









