
LE CALAME – Al Adl tient son congrès constitutif
Le vendredi 23 janvier 2026, le parti Al Adl a tenu son congrès constitutif dans l’ancienne maison des jeunes de Nouakchott. Devant ses militants, sympathisants et des responsables politiques invités, son président, Ahmed Samba (Ould Samba), a mis en garde contre le « grand danger » que court la Mauritanie face à la multiplication et à la variété des injustices qui y sévissent.
Il a appelé l’ensemble des Mauritaniens, toutes composantes confondues, à se dresser contre ce « danger rampant » qui menace l’avenir du pays, soulignant que l’injustice est une source de déstabilisation pouvant mener à la guerre, avec son cortège de destructions humaines et matérielles.
Le président d’Al Adl a demandé au chef de l’État, garant de la Constitution, d’éradiquer la corruption généralisée et de mettre fin à « cette iniquité ambiante ». « Nous ne devons pas avoir peur de dénoncer et, partant, de combattre tous les facteurs de risques et de division du pays ! », a-t-il martelé. Il a inscrit la fondation de son parti dans le cadre de cette lutte pour assurer l’égalité et la fraternité entre tous : Beidanes, Haratines et Négro-Mauritaniens.
« Ce pays nous appartient à tous ! Toutes ses ressources doivent profiter à tous et toutes ! », a-t-il insisté devant une foule de partisans venus des différents quartiers de la capitale. Il les a invités à ne plus craindre de fustiger toutes les formes d’injustice et à œuvrer pour renforcer l’unité et la cohésion nationales.
« Nous avons choisi », a-t-il conclu, « de sacrifier nos postes et d’aller en prison pour y contribuer ardemment ».
Rappelons qu’Ahmed Samba est un acteur politique qui a été incarcéré plusieurs mois pour ses prises de position très critiques envers le pouvoir. Après sa libération, il a tenu à souligner dans un récent entretien au Calame que, malgré son entrevue avec le président de la République le 16 décembre dernier, il n’a pas changé de position et reste ferme sur ses convictions et principes.









